Sans détour pour Alger

Tes mots sur moi se couchent
faisant chaque fois mouche
tant ton coeur sait comprendre
le mien si tendre à prendre
épris de toi, de ton esprit
qui sait rire quand je dis
mon intime, et vis ma liberté
de te l’offrir toi ma tant rêvée
si unique et si bonne
que nos deux coeurs à l’unisson raisonnent
dont la saine équité crée l’harmonie
qui t’est tant chère, que l’on vit
le sacre est notre temps
celui venu pour nous, ce moment
dont l’inestimable valeur
se partage, en toi, en moi, en nos deux coeurs,
parmi tous nos frères et nos soeurs,
tous ces êtres nobles d’honneur
chevaliers combattants du partage
de l’Histoire et ses âges
de ces siècles violemment dominés
où toujours nos soeurs bafouées
aux couleurs détonnantes
aux formes étrangères provoquantes
sous des habits uniformes
aux noires et sombres couleurs
d’un axe dévié achevant
son propre système prônant,
le parle en mentant,
ainsi que le tout total, lit, et le taire
autarcie culturelle par le mot et le plaire
quand le poli tique, son âme vend et achète
manipulant par l’art les gens
par l’art de convaincre muselant les conscients
et celui du discours en prison dirigeant
libérez nous du dur labeur
hérité des passés aux antiques pensées des peurs
qui ont construit tous ces murs
dans lesquels nous vivons, les croyant sûrs
dans nos rituels quotidiens d’automates
aux parfums d’argent capital d’astigmates
aveuglés du confort qu’on refuse aux prisonniers
privilège du sentiment sans insécurité
dans un monde sans chaos, tant rêvé, tant nommé
où l’inconnu serait connu juste par volonté
juste par partager ce qu’on aime regretter
ne retenant que souvent, le plaisir d’une image
désormais absente, mais pas inexistante
voyageant hors des mondes, aux invisibles visages
que l’on aimerait voir sourire, par une bouche rassurante
exprimant par ses mots et le timbre de sa voix
que tu me trouves si doux, si charmant et si beau
des plus fins à l’esprit des plus droit
que nos sens s’attendaient pour s’unir en empruntant ma voie
celle que je prends, par amour dans la joie
celle qui m’entend et qui parle de moi
toi que j’aime, qui me comprend, qui pense à moi,
qui voit comme moi, qui me sens moi,
celle que je vois, que j’attends parfois,
que j’attends par foi, dont j’ai rêvé mille fois
qui m’a souhaité, de son côté
tu m’as cherché de ton côté
par nos hasards on s’est trouvé
par nos plaisirs on s’est parlé
par nos regards nous avons vu
qui était l’autre par notre mise à nu
nous offrant l’un à l’autre sans malaisante pudeur
tous les mots qu’on aime penser en partageant notre ardeur
pour intensément ressentir que l’autre nous comprend
pour que tu comprennes qui je suis et l’avenir qui attend
comme moi depuis toujours pour te faire vivre simplement
ce moment où la passion s’exprimera
par le plaisir en assumant le désir de nos choix

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