A l’an vers…


De l’envers d’Ali
Aux enfers de l’IA
Des vers des haddits
A ce qu’en dit un là
Si c’est lui qui l’a dit
Alors ça nous va
Mais si c’est un des si
Un de ces indécis
Qui invente des si
Pour y mettre des la
Pour mieux faire dodo
Le chant des bonobos
Dormez enfants d’aujourd’hui
Quand les leçons d’hier
Se sont toutes évanouies
En dires somnifères
Pour sombrer dans l’oubli.
Les volontés ainsi se brisent
Comme d’un doux vent la bise
Embrassant nos enfants
Saupoudrée en assises.
Accusés : « Dormez-Vous ? »
Des matines en tartines
Donnent à tous la nausée
Comme toutes ces prières
Par la mort imposées.
Le temps de la folie
A-t-il déjà sonné ?
Quand plus rien n’est réel
Ni l’argent ni le ciel
Quand toutes les vies de mortels
Deviennent immatérielles.
De tous les paradis
Les plus artificiels
L’Homme est ainsi Dieu
Le pire des irréels.
Créant tout en lui
Des morts en fausse vie
À des vrais fous virtuels
Le pouvoir grise tout
Rendant noir le réel.
Vivre en sombre endormi
Des réveils d’adhanis
Aux vêpres de l’été
Les Esprits s’endorment
Aux rythmes des ennuis.
Ceux des paroles entêtantes
Qui résonnent en boucles
Aux couleurs enivrantes
Et aux parfums de doute.
Les encens du divin
Se sentent au goutte à goutte
Quand la haine se ressent
Dans les bouches qu’on entend.
Les infidèles ont tous trouvé combat
De la tromperie des êtres
De leurs sœurs en émois
A la couleurs de leurs frères
Patries d’étranges ici bas
Quand le different
Est toujours l’étranger
Quand il est bien étrange et
Le différent qui change des
Gens qui sont comme tous
Un courant dirigé là où la liberté tousse
Là où le discours entraîne
Des tsunamis en secousses
Quand juste la vie s’entraîne
Comme d’un Mac les jeunes pousses
Qu’on élève en batterie
Excitant leur frimousses
De récompenses dociles
Aux frustrations plus douces
Frimousses qui ne peuvent plus attendre
Impatients de mourir
De peurs regardant l’Heure.
D’un regard juste montre
Toutes les heures converger
Massées vers leurs asiles
Aux esprits concentrés
Où la pensée travaille
Pour nourrir l’associé
Quand l’esclave est notre âme
Qu’une conscience peut sauver.
Mange toi qui a à manger
Partage avec ceux aux besoins qui n’ont rien demandé
Fuyant ces faiseurs de piété
Au capital racket devenu un métier.
Légions d’âmes vendues
Aux esprits corrompus
La rédemption est là
Juste à être voulue.
Toi qui veux toujours plus,
Quand bien ne suffit plus
Quand bien te suffira quand tu auras bien plus ?
Toi qui a peur, peur d’être seul perdu
La quête du chemin est celle des peurs vaincues.
Le chemin du voisin est sien et pas le tien.
Tous les modèles modèlent
Même l’oiseau qui a des ailes.
Quand tous les modèlent marchent
Marchent y compris les ailes.
Quand se nourrir est voler
Des cœurs frébriliser
Quand en un troupeau on bave
D’une énergie volée
En faux sourire d’un brave
A qui l’a arrachée
Toi le vampire en commun
Dans tes pores dans tes reins
Ton foi ne filtre rien
De ce qui ton âme provient.
D’amour est le seul filtre
De soi vers soi pour enfin vers le monde
Pouvoir être libre et pitre
Sans mal ni vaine terreur, ni haine si profonde.
Filtre ta propre haine
Par-delà toutes tes peines
Par deçà tes misères du profond de tes veines.
Ta liberté est là, esclave du propre à toi
La liberté est là, d’être juste libre d’être soi.

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